Quand Arcelor souffle le froid et le chaud

Michel Capron
Social.

Dès l’annonce de la fusion Newco entre Usinor, Arbed et Aceralia en février 2001, ses dirigeants avaient parlé rentabilité accrue et réduction de l’endettement, rationalisations et synergies1. Les premiers effets de cette politique commencent à se faire sentir en Europe et plus particulièrement chez Cockerill Sambre (C.S.) à Liège. Arcelor a en effet examiné les opportunités de rationalisation dans plusieurs de ses secteurs. Pour les aciers plats carbone, une première étude a fondé la décision de l’arrêt des investissements dans la phase à chaud des sites continentaux. Les travailleurs de C.S. Liège, une des cibles de la décision du conseil d’administration d’Arcelor le 24 janvier 2003, ne l’ont pas entendu de cette oreille. Leur résistance aux desseins d’Arcelor a débouché sur un sursis prolongé pour la phase à chaud à Liège. Il s’agit maintenant d’obtenir des garanties pour le renforcement de la phase à froid et de la recherche. Par ailleurs à Charleroi, où Carlam se voit promu pôle inox d’Arcelor, des incertitudes planent sur le sort de Fafer Industeel et de Carsid (dont Arcelor détient 40 %).