Où le lecteur s’aperçoit que la transparence peut être une illusion d’optique

Christophe Mincke

Notre époque n’a que la transparence à la bouche : il faut voir dans les comptes, sous les vêtements, dans les corps, dans les méninges..., rien ne peut plus légitimement arrêter les regards, quelle est donc cette société qui voit comme suspects le secret, l’intimité, la réserve, la confidentialité et la pudeur ? Celle, sans doute, d’un réseau qui se voudrait parfaitement décloisonné et fondé sur l’échange total et parfaitement limpide d’informations. Celle d’un réseau dans lequel les violences se cacheraient derrière la transparence.