Opinion publique allemande, entre indifférence et tentation référendaire ?

Christophe Majastre

La relative indifférence des Allemands à l’égard de l’Europe révèle en partie une normalisation : un discours national, occulté en raison du passé nazi, peut de nouveau être tenu et se conjugue à une critique radicale du manque de démocratie des institutions européennes. Cet appel à la souveraineté populaire s’exprime paradoxalement en dehors de la sphère représentative et constitue une mauvaise nouvelle pour l’Union qui devra trouver la manière de réinventer une forme d’intégration politique.