On retient son souffle

Lechat Benoît

Interminable attente. Inquiétude diffuse. Le Belge s’habitue à cette impression qu’il ne se passe presque rien. Et que c’est quasiment normal. Il sait sans doute bien que les choses peuvent basculer d’un moment à l’autre. Mais il fait semblant de ne pas le savoir. Après un mois d’aout pourri par les pluies, la rentrée est un peu mièvre. La ville retrouve le bruit de fond de ses centaines de milliers de voitures avançant au pas et les reportages gnangnan sur la rentrée scolaire. Les négociations sur la note Di Rupo ne semblent pas déraper. Huit partis, tétanisés par la peur de l’échec, n’osent pas trop croire à un accord. Guy Spitaels dit que tout est foutu. Il n’y a apparemment ni solution ni alternative. Tout va bien ou presque… Bart De Wever est à 40% dans les sondages.