Norvège. « Un des nôtres »

Luc Van Campenhoudt

Ce qui est terrible, disait d’Anders Breivik une jeune femme norvégienne interviewée peu après le double massacre, c’est qu’« il est un des nôtres ». Comme lui, elle a les cheveux blonds. Comme lui, elle a été élevée dans la foi chrétienne. Comme lui, elle a fréquenté le même genre d’école et emprunté les mêmes artères d’Oslo. Comme lui, elle a probablement frémi chaque fois que résonnait l’hymne national, aux innombrables victoires sportives d’un Norvégien ou d’une Norvégienne.