Ne laissons plus l’Europe aux "Européens"

Théo Hachez

Doit-on reprocher aux ministres et chef d’État (cette dernière appellation ne désignant que le seul président de la République française) d’avoir négocié âprement le poids de leur pays dans l’Union européenne de demain et d’avoir soumis à trois critères différents la définition d’une majorité suffisante ? Doit-on taxer de frilosité leurs réticences à renoncer au droit de véto dont dispose chacun des pays dans la plupart des zones de compétence de l’Union ? Doit-on encore sans cesse estimer celles-ci comme trop limitées par la volonté de protéger leur souveraineté et leurs intérêts nationaux ?