Médiatisation des actes violents, avons-nous perdu la raison ?

Corinne Torrekens
Médias, Expert, attentat.

Il semble que des sommets aient été atteints dans la recherche de l’information sensationnelle qui confine à l’horreur dans la médiatisation des évènements du 29 mai à Liège. Dans la course à la médiatisation d’une fusillade comme celle de Liège, il y a une différence essentielle entre l’explication factuelle et la prospective. Ce qui frappe, c’est que le besoin d’établir des scénarios et de répondre à des questions extrêmement précises se fait de plus en plus rapidement après le drame alors que les informations tombent au compte-goutte et se contredisent parfois. Or, la construction d’une analyse s’effectue dans le temps.