Médias et opinions : la scandaleuse anomalie

Simon Tourol

La grève générale du lundi 30 janvier aura été aussi celle, dans les médias, de la pensée multiple. Avant, pendant et après la mise à l’arrêt partiel du pays, c’est un discours homogène, lisse, standardisé et décalqué au millimètre près sur le message gouvernemental-patronal qui s’est étalé en long et en large dans les colonnes des quotidiens. Certes pas dans le compte rendu des faits, ni dans les micros-trottoirs où les journalistes prirent soin d’équilibrer les avis des pro et des anti, puis de mettre en parallèle, dès le 31 janvier, le bilan des employeurs et celui des syndicats.