Liban, Syrie. Six ans après « la révolution »

Pierre Coopman

Quand, en décembre 2010, les révoltes déclenchées à Sidi Bouzid ont atteint la ville de Tunis, qu’il est apparu que le mouvement social était exceptionnel, les médias ont semblé oublier, dans leurs analyses, une précédente contestation dans un pays arabe, au Liban, il y a six ans à peine. Le soulèvement tunisien a été présenté comme inédit. Peut-être parce que cette fois, l’on a pressenti que la révolte allait aboutir, et qu’elle produirait même - espoir fou - un effet domino... Comme s’il était devenu prévisible que la bouffonnerie de plusieurs dictateurs ne pouvait plus durer.