Les sciences coloniales au miroir des thèses postcoloniales

Marc Poncelet

Les institutions qui assumèrent le développement des sciences coloniales belges furent un important facteur d’internationalisation des sciences métropolitaines, mais elles restèrent dépendantes des pouvoirs coloniaux. Elles comptèrent pour beaucoup dans la formation du « syndrome congolais » et de notre regard sur l’Afrique. La rupture introduite par la vision « subalterne » des études postcoloniales remet sur le métier une série de questions qui ne devraient pas concerner les seuls historiens. Euro-africain, le nouveau terrain des regards croisés réinterrogera nos savoirs sociaux établis.