Les rituels scolaires, entre torture et sélection

Renaud Maes

On ne compte plus les sorties médiatiques d’enseignants exaspérés par les mesures plus ou moins récentes relatives aux examens. Nombre d’entre eux ressassent un discours bien rodé, s’appuyant sur l’idée que « les élèves n’ont plus le gout du travail » et qu’inexorablement, « le niveau baisse ». Bref, « l’école, c’était mieux avant ». Pour résumer, il est bon de rappeler que la complainte du « niveau-qui-baisse » est aussi vieille que l’institution scolaire et qu’elle est très globalement fausse.