Les nostalgiques du sang et les pigeons du décalogue

Dan Kaminski

Des millions de centenaires sont passés sous silence. Et c’est tant mieux. Il reste que, parfois, au hasard d’un chemin, on soulève une pierre, sous laquelle étrangement rien n’a pourri. Comme si le vieux venait de mourir, laissant pour nos contemporains, après cent ans, un gout irrité de piétinement et, pour lui, revenant imaginaire, le gout amer du déjà vu.