Le droit à la vérité ne peut intervenir en temps de guerre

Pierre Hazan

Avec l’avènement de la justice transitionnelle, le « droit à la vérité » s’est imposé dans le paysage judiciaire et dans les institutions internationales, avec pour ambition une émancipation du politique. Ironie, sous le couvert du « droit à la vérité », c’est le politique qui finit souvent par s’imposer lorsque les conflits ne sont pas encore éteints. Ainsi, c’est seulement une fois que les armes se sont tues, que la vérité et quelques fois la justice pourront alors, peut-être, intervenir.