Le cinéma allemand

René Micha

Ma dernière chronique remonte au mois de mars 1940. J’y parle de films qu’on revoit aujourd’hui, avec les mots dont se sert de nouveau la critique, de cette bouche éternelle qui souffle le chaud et le froid. Il semble que la lanterne magique se soit arrêtée pendant cinq ans sur le visage sublime de Bette Davis dans L’Insoumise, sur le cataclysme artificiel de La Mousson. Acteurs et spectateurs se retrouvent immobiles, à leur place, sous la pluie de cendre qui les a figés.