Le « capitalisme sauvage » d’ArcelorMittal

Michel Capron

Au vu des évènements dramatiques qui ont, une nouvelle fois, affecté ces derniers temps le destin de 1.300 sidérurgistes, de leur famille, des fournisseurs et sous-traitants d’ArcelorMittal (AM)-Liège et des émotions fortes qu’ils ont suscitées, il est nécessaire de tenter une approche plus à distance, et ce en plusieurs étapes. Tout d’abord, un retour historique sur des revendications à préciser, qu’il s’agisse de « nationalisation » ou de « régionalisation ». Ensuite les nombreux efforts tentés par le gouvernement wallon, en particulier le ministre Marcourt, en vue de la recherche d’un consultant et d’une banque d’affaires susceptibles de découvrir un repreneur pour les outils condamnés par AM et se donner éventuellement des armes pour tenter de dynamiter le « mur » d’AM à Liège. En outre, la possible pérennité d’une sidérurgie innovante en Wallonie, les pressions à exercer au niveau des instances de l’Union européenne (UE) et, enfin, une évaluation de la stratégie européenne et mondiale poursuivie depuis 2011 par AM en vue notamment d’atteindre un désendettement significatif.