La question du voile qui occulte l’autre

David D’Hondt

Prises en tenaille entre ceux qui réclament l’interdiction du voile à l’école et ceux qui veulent créer une école islamique proche d’une mosquée, les jeunes filles d’origine marocaine qui le portent sont minoritaires. Leurs condisciples masculins et elles vivent des pratiques, tiennent des discours qui s’inscrivent en faux contre les simplifications. Ce n’est pas le voile qui fait les écoles ghettos ni qui les inscrit dans les filières de relégation où ils acquièrent un « diplôme pour le chômage ». Face aux difficultés de donner cours dans certaines écoles, l’interdiction du voile est vue comme la panacée qui permet de faire l’économie de la mise en œuvre de nouvelles méthodes pédagogiques et de la revalorisation de l’enseignement professionnel.