La performance macroéconomique

Marcus DejardinChristophe Ernaelsteen

En fait de redressement apprécié sur ces douze dernières années, les statistiques de croissance de la valeur ajoutée et de différentiels de croissance pour les sous-périodes (y compris la plus récente) mettraient plutôt en évidence une capacité wallonne à résister aux revers de conjoncture. En revanche, l’économie semble peu à même de profiter des périodes conjoncturelles plus favorables. La décomposition des sources classiques de la croissance économique (accumulation des inputs primaires, travail et capital, d’une part, et amélioration de l’efficience productive globale, d’autre part) permet en outre de pointer l’irrégularité et le caractère contrasté des résultats wallons tant en termes de croissance de la productivité qu’en termes d’investissement. La tendance au ralentissement pour ces deux indicateurs (hormis en 2006) reste néanmoins interpellante. Dans l’économie de la connaissance, l’engagement dans la recherche et l’innovation doit alimenter durablement la croissance. Quelques indicateurs d’inputs tendent à produire une appréciation de « peut mieux faire ». Cette appréciation repose sur le constat d’une situation assez conforme à la moyenne en Europe, mais sûrement moins favorable si l’on réduisait la comparaison à la moyenne belge. Il faut aussi tenir compte des efforts wallons récents pour soutenir l’innovation.