Jacques Leclercq, à contrecourant

Michel Molitor
Église.

Philosophe, théologien et sociologue, l’enseignement et l’action de Jacques Leclercq seront nourris par un christianisme débarrassé de tout cléricalisme. Il aura une influence considérable sur une génération d’intellectuels, notamment à travers la revue qu’il fondera au début des années 1920 : La Cité chrétienne. En juin 1940, Jacques Leclercq achève une note de cinq pages consacrée à l’Église catholique : « Réflexions sur l’Église ». D’emblée, il estime qu’elles sont alors impubliables « parce qu’elles vont à l’encontre de toute la politique ecclésiastique depuis de nombreux siècles ».