Israël, le processus de guerre

Pascal Fenaux
Proche et Moyen-orient.

Le Moyen Orient est au bord du gouffre. Ce constat a beau tenir en une formule si souvent galveaudéé, il n’en a jamais eu autant d’acuité. C’est que, après huit années de négociations menées bon an mal an, ce conflit en est revenu pratiquement à ce qu’il était au lendemain de la guerre des Six-Jours. Les sociétés israélienne et palestinienne ont été projetées trente-quatre ans en arrière. La machine à remonter le temps dans laquelle ces deux sociétés sont emportées est en passe de les broyer.

L’objectif de ce dossier est de se pencher, non seulement sur la stratégie du gouuernement Sharon, mais ausssi sur les évolutions tructurelles d’une société israélienne en proie à une crise identitaire qui, ces vngt dernières années, l’ éloigne des perspectives de paix.

La crise identitaire de la société juive israélienne, au terme d’un lent processus a eu pour conséquence l’apparition, aux côtés de la droite nationaliste classique (Likoud et Parti national-religieux),de nouv elles "droites" sectorielles ou communautairers recrutant l’essentiel de leur support populaire parmi les secteurs "orientaux" et russophones de la société. Aujourd’hui, 65 % des députés juifs israéliens appartiennen à des formations politiques conservatrices et ultranationalistes, des formations résolumenent et depuis toujours hostiles au principe des accords d’Oslo signés entre Israël et l’O.L.P. et par ailleurs opposées à l’idée d’uner résolution du conflit israélo-palestinien par le rettrai de l’armëe israélienne hors de l’essenliel des territoires occupése et par l’exercice du droit à l’autodéterminationd des Palestiniensd dans le cadre d’un Etat indépendant. Ces 65 % ( qui deuvraienpt passer à 73 % lors des prochaines élections) sont à l’origine de l’implosion de la coalition d’Ehoud Barak en juillet 2000 et prouvent que le plan proposé par Bill Clinton en décembre 2000 n’aurait jmais pu être ratifié par le parlement israélien.

Certes, de plus en plus d’analystes et d’observateurs doutent de la possibilité même d’un État palestinien voisin d’Israël, vu la tragique escalde à laquelle nous assistons aujourd’hui. De même, d’aucuns doutent de plus en plus que 1’édification d’uit tel Etat pourrait durablement pacifier et assainir le conflit entre Juifs et Palestiniens, ne serait-ce que parce que, en 2025, l’Etat d’Israël sera, dans les faits, devenu un État binational, que le terriloire israélo-palestinien abritera 60 % de Palestiniens (dont les trois quarts privés de droits politiques) et 40 % le juifs, et que ce sera l’utopie sioniste qui se verra ainsi menacée. Dans ces conditions, faut-il croire quele gouvernement Sharon pratique une sorte de fuite en avant ? Il est encore trop tôt pour l’affirmer mais, sans l’édification de deux entités politiques nationales souveraines, l’une israélienne,l’autre palestiniennes, les deux peuples seront privés de médiarteurs légitimes nécessaires pour affronter les défits qui, faute d’être relevés, en deviendront mortels.

La politique menée par le gouvermnement d’union nationale emmené par Ariel Sharon, Shimon Pérès et Avigdor Liberman recueille aujourd’hui le souttien d’une majorité écrasante de l’opinion israélienne. Cettep politique est fondées sur deux présupposés,l’un expplicite (démanteler dans les faits toute structure palestinienne de représentation légitime dans les territoires occupés et en diaspora), ’l’autre implicite (préserver d’une façon au d’une autre la préminence de l’Etat d’Israël sur un Grand Israël indivisible et tout au plus réformable dans dans le sens de multiples micro-autononies palestiniennes dans les territoires occupés).