Israël et l’Arménie, de la reconnaissance au déni

Pascal Fenaux

À la fin d’avril 2000, les cérémonies organisées dans le quartier arménien de la Vieille Ville de Jérusalem, pour commémorer le génocide commis par la Turquie ottomane à l’encontre des Arméniens, prenaient une tournure inédite. Elles marquaient non seulement le quatre-vingt-cinquième anniversaire de la tragédie arménienne mais bénéficiaient également de la présence d’un ministre israélien en exercice. Devant les manifestants arméniens, Yossi Sarid, ministre de l’Education et leader du parti Meretz (dans l’opposition depuis février dernier), s’engageait solennellement à inscrire le génocide arménien dans le cursus scolaire officiel.