Iran. Une société en mouvement face au blocage institutionnel

Pierre Vanrie

Les élections présidentielles iraniennes vont avoir lieu le 8 juin prochain. Au moment où ces lignes sont écrites, on ne sait toujours pas si l’actuel président Mohammad Khatemi va se représenter pour un nouveau mandat de quatre ans. Cela importe en fait assez peu dans la mesure où le président Khatemi — dont les qualités intellectuelles et la sincérité des convictions humanistes et démocratiques sont indéniables — n’est qu’un vecteur du processus de transformation sociale de l’Iran, que rien ne semble pouvoir arrêter, et non sa cause initiale. Le rôle de Mohammad Khatemi se "limite" dans ce cas à assumer une mission historique de lancement des réformes de la République islamique, difficile et frustrante sur le court terme, mais qu’il choisira sans doute de continuer à assumer pour quatre nouvelles années.