Henri Michaux à travers le prisme de la belgitude

Nathalie Gillain

Si de nombreux écrivains ont revendiqué (et revendiquent encore) leur identité belge, plusieurs — et non des moindres ! — ont en revanche adopté une posture de dénégation de leurs origines. C’est le cas d’Henri Michaux (1899-1984), dont l’œuvre a souvent été présentée comme le parangon de cette posture. Cette lecture apporte-t-elle un éclairage pertinent sur les textes ? Le refus d’être inscrit dans une histoire ou dans un rapport de filiation excède largement, en ce qui concerne Michaux, la problématique de la belgitude. L’auteur a mis au point certaines stratégies pour crypter, sinon pour effacer, ses origines belges.