Georges Brassens et la fragilité du désir

Lucien Noullez
Art et culture.

L’exposition Brassens qui s’est tenue du 15 mars au 21 aout à Paris rappelait à bon droit que la vie et l’œuvre du chanteur étaient irriguées par une soif profonde de liberté. Mais qu’entend-on par là, au juste ? Le Brassens libertaire et pacifiste que l’on croit bien connaitre s’est, en fait, patiemment construit sur des traditions musicales, littéraires et familiales. Ce prétendu bravache était un homme humble, qui sut toujours sourire de ses faiblesses et se ranger parmi les blessés de la vie et de l’amour. Mais cette fragilité émanait d’un esprit solide, déterminé à créer librement et patiemment une œuvre de « faiseur de chansons » dont la fécondité rayonne encore, trente ans après sa mort.