Fin de vie d’hier et fin de vie d’aujourd’hui

Albert Bastenier

Dans le débat public se réactualise dans des termes non plus théologiques, mais sociaux, politiques et juridiques, ce que la tradition a nommé la question de la bonne mort. Si bien mourir à l’âge moderne ne se pose plus de la même façon que jadis, c’est en raison de la médicalisation de la fin de vie, d’une part, et des aspirations personnelles du sujet contemporain, d’autre part. La disposition de soi-même, y compris de son corps, et le pouvoir individuel de choisir ne vont pas sans controverses, influencées notamment par l’ambivalence des technologies d’intervention médicales. L’énigme de la finitude humaine appelle un nouvel humanisme face à la mort.