Entre dérives médiatiques et dérives judiciaires

Benoît Grévisse

Un soupçon d’impunité pèse aujourd’hui sur les journalistes alors qu’ils sont eux-mêmes plongés dans une certaine insécurité. La faute journalistique subit une sanction judiciaire aléatoire. C’est la responsabilité professionnelle de l’information qu’il convient de redéfinir dans le système de ses fondements et de son exercice par tous les acteurs concernés : les journalistes, les rédacteurs en chef, les propriétaires de médias, mais aussi le public. Dans ce cadre, l’autorégulation des journalistes prend un sens et pourrait, en Belgique, trouver à s’améliorer.