De quelques fictions arabes annonciatrices

Xavier Luffin

Le mécontentement social et la répression ont souvent été décrits dans la littérature arabe. L’immeuble Yacoubian, d’Alaa al-Aswany, fait partie de ces œuvres qui dépeignent précisément la tension sociale et la rancœur populaire. Malgré la censure, certains auteurs semblent également avoir « prévu » ou en tout cas imaginé les manifestations de masse qui secouent le monde arabe actuellement. Dans Safa ou la saison des pluies, par exemple, le Soudanais Ahmad Al-Malik écrit avec talent la vie d’un dictateur, la contestation à Karthoum et la répression comme seule réponse.

Depuis la chute du président Ben Ali à Tunis, en janvier 2011, puis celle de son homologue Hosni Moubarak au Caire, le mois suivant, de nombreux écrivains arabes ont pris la parole pour exprimer leur joie de voir enfin tomber quelques-uns des régimes autoritaires les plus anciens du monde arabe. Dans le cas particulier de l’Égypte, Sonallah Ibrahim [1] ou Hamdi Al-Gazzar [2] par exemple se sont exprimés dans la presse, tandis que Khaled Al-Khamissi [3], parfait francophone, a même donné une interview à la télévision française depuis la place Tahrir, centre de la contestation populaire au Caire, quelques jours avant l’annonce du départ du président égyptien.

D’autres auteurs ont pris la plume pour saluer l’évènement, notamment à travers la rédaction de poèmes à la gloire du changement. C’est ce qu’a fait par exemple Hisham Al-Gokh le 7 février sur Abu Dhabi TV, en récitant « Plan vertical sur la place Tahrir [4] », et de nombreux autres dans les revues littéraires électroniques arabophones, comme les Marocains Hamid Rakata et Rami Yassin qui ont publié respectivement, sur Alelectron, « Entre la fleur de jasmin et la fleur de Tunis » et « Comme le bleu du ciel [5]… ».

Mais quelques auteurs avaient-ils préfiguré ces révoltes dans leurs écrits ? Certes, si beaucoup les avaient espérées, personne n’avait prévu cette explosion populaire, ni sur place — qu’il s’agisse du gouvernement, de l’opposition ou du peuple lui-même — ni à l’extérieur — qu’il s’agisse des experts médiatiques en tous genres ou même des services de renseignements occidentaux — tant l’engrenage s’est mis en marche à la suite d’un dérapage inattendu.

Pour autant, quelques auteurs arabes avaient déjà décrit des scènes similaires à celles de Tunis et du Caire, parfois avec un réalisme impressionnant, tantôt en s’inspirant de faits précédents, mais de moindre envergure, tantôt en imaginant une révolte plus large dans leur pays.

Bien sûr, le mécontentement social et la répression sont présents dans la littérature arabe depuis des décennies : en Égypte par exemple, plusieurs romans de Naguib Mahfouz, plusieurs nouvelles de Youssef Idris — pour ne citer que les auteurs les plus connus — sous-tendent une critique de l’ordre social établi, allant parfois jusqu’à coucher sur le papier un sursaut de révolte populaire, quoique souvent rapidement maté par le pouvoir. Quant à la répression étatique typique des régimes autoritaires, plusieurs auteurs en ont parfaitement décrit les rouages, notamment Abderahman Mounif, auteur du superbe roman Sharq al-mutawassat (À l’est de la Méditerranée [6]).

Ces dernières années, le succès de L’immeuble Yacoubian [7], d’Alaa al-Aswany, et de Taxi, de Khaled Al-Khamissi, montre bien le degré de mécontentement de la population, y compris de la « classe moyenne », celle qui peut à peu près se permettre d’acheter un livre malgré le prix exorbitant de la vie quotidienne. En effet, ces deux romans, chacun à leur manière, décrivent parfaitement la mauvaise gouvernance, le délitement de la société à travers le temps et le mécontentement populaire grandissant.

Parfois, les auteurs s’attachent à décrire un soulèvement populaire localisé — souvent des villageois qui se révoltent contre un grand propriétaire terrien — comme dans « Al-Hajjâna », l’une des premières nouvelles de l’Égyptien Youssef Idris [8], où l’auteur met l’accent sur la brutalité des militaires, ou encore dans le court roman du Tunisien Habib Selmi, Jabal al-‘anz, paru en 1988 [9], qui décrit notamment la brève révolte de quelques villageois contre un potentat local. Dans des cas comme ceux-ci, on peut bien sûr élargir la lecture de ces incidents et les percevoir comme une critique des abus du pouvoir en général, et du gouvernement en particulier…

Prévoir le soulèvement

Mais au-delà de cela, certains ont-ils « imaginé » la possibilité d’une manifestation de masse ? En cherchant bien, plusieurs auteurs égyptiens semblent avoir décrit des scènes assez similaires aux rassemblements de la place Tahrir, dans des livres sortis parfois seulement quelques mois plus tôt. L’un des cas les plus saisissants est celui de Mohamed Salmawi, connu comme journaliste — il est le rédacteur en chef du journal francophone Al-Ahram Hebdo —, mais aussi comme nouvelliste et dramaturge, dont la presse arabe a abondamment parlé depuis quelques semaines [10] : dans son dernier roman, Ajnihat al-farrâsha (« Les ailes du papillon ») paru il y a quelques mois, l’auteur décrit apparemment la naissance d’une révolte populaire dans tout le pays à la suite de la « disparition » de Doha al-Kanani, qui a osé critiquer le pouvoir : l’opposition manifeste son mécontentement, les diverses couches sociales s’unissent au sein des manifestations, une révolte « civile » voit le jour, le pays est paralysé, le pouvoir dénonce un complot fomenté depuis l’extérieur… et l’armée se range du côté du peuple. Dans une interview donnée au journal Al-Akhbâr, l’auteur dit n’avoir fait « qu’observer l’activité politique que vivait l’Égypte. Il était évident que cette somme impressionnante de manifestations et de protestations aboutisse à une révolution populaire, c’est ce dont j’ai rendu compte dans mon roman. Le plus étonnant est que je suis moi-même resté bouche bée en découvrant combien mon roman prédisait fidèlement ce qui s’est passé. »

Le site de l’Union des écrivains égyptiens [11] a publié récemment un article parlant du roman précité de Salmawi — ce dernier étant en fait le président de l’institution —, mais aussi d’autres textes de fiction d’auteurs égyptiens préfigurant en quelque sorte les évènements de janvier : Muhammad Jibril, Hamid Abu Ahmad et Ahmad Madi. Le premier, Muhammad Jibril, a publié il y a quelques mois un recueil de nouvelles intitulé Fi-l-layl tata‘addad al-zilâl (« Les ombres se multiplient la nuit »), qui contient notamment la nouvelle suivante : « Fî ittijâh al-sarây » (« En direction du palais »), dans laquelle le narrateur décrit comment, sur la « place » du centre-ville, une foule de manifestants grossit avant de prendre la direction du palais de Ras Al-Tîn (palais présidentiel à Alexandrie). L’auteur n’en était pas à son coup d’essai, ayant déjà publié dans la presse des nouvelles pleines d’amertume où il critiquait notamment le trucage des élections.

Quant à Hamid Abu Ahmad, il aurait achevé d’écrire un roman intitulé Al-shihâb (« La comète ») un mois environ avant le début des « évènements » du Caire, dans lequel il accuse le président Moubarak d’avoir truqué les élections afin de favoriser l’avènement de son fils, Gamal Moubarak, en appelant pratiquement le peuple égyptien à se soulever pour « sortir du Moyen-Âge ».

Enfin, dans Al-bilâd wa-ashlâ’ al-‘ibâd (« Le pays et les hommes démembrés »), Ahmad Madi retrace l’histoire de l’Égypte depuis l’arrivée au pouvoir de Nasser jusqu’à l’époque actuelle, apparemment sans épargner les responsables de la corruption du régime de Moubarak.

Un autre écrivain égyptien, Sami Kamaleddin, a également écrit un roman prémonitoire dont l’Union des écrivains égyptiens ne parle pas, intitulé Hilton et publié par Dar Shams en 2010. Le livre narre le parcours d’un Égyptien dans une atmosphère où la corruption est particulièrement pesante, avec de nombreuses allusions à des personnalités politiques et hommes d’affaires égyptiens. Le roman s’achève sur une scène étrange où le président voit de son balcon de la fumée s’élevant d’une des places du centre-ville, annonçant une révolte populaire [12].

écrire l’histoire

Au Soudan voisin, plusieurs écrivains en exil ont eux aussi imaginé des manifestations et autres scènes de révolte, comme pour accélérer le cours de l’Histoire. Yagoub Adam Saed Al-Nour, originaire du Darfour, dénonce dans Nazrat ishtihâ’ [13] les ravages de la dictature au Soudan et en particulier la guerre civile qui ravage le Darfour — bien qu’il ne nomme jamais le pays. Il mentionne, parmi les nombreuses exactions de son Excellence, la répression pour le moins radicale d’une manifestation aussi légitime que pacifique :

« Son Excellence avait annulé la célébration de la fête d’Indépendance de la grande nation, de même que toutes les fêtes révolutionnaires populaires. Il avait aussi supprimé le congé de la Journée internationale des travailleurs, la fête des mères, Noël et Nouvel An. Parallèlement, il avait attribué un budget annuel de cent millions de dollars pour que l’on puisse fêter chaque année durant un mois la Fête de la révolution universelle qu’il avait lui-même menée.

Des anciens combattants, des étudiants et quelques intellectuels participèrent à une manifestation pacifique destinée à s’opposer à la décision de Son Excellence le juge, lequel avait décidé de modifier les couleurs du drapeau national, sous prétexte qu’elles n’étaient pas civilisées, mais aussi l’hymne national et la monnaie. Tous furent massacrés [14]. »

Mais c’est certainement son compatriote Ahmad Al-Malik qui, dans Al-kharîf ya’tî ma‘a Safâ [15] — un roman retraçant la longue carrière d’un dictateur sanguinaire — décrit avec le plus de brio et de façon récurrente à travers tout le roman l’éclosion de manifestations à Khartoum et la répression qui s’ensuit à chaque fois :

« Une énorme manifestation traversait le centre-ville et arrachait tout signe de vie sur son passage, comme un cyclone. Tendu, il écouta le premier rapport à ce sujet :

“Monsieur le Président, c’est un groupe de jeunes qui se sont rassemblés depuis l’université de Khartoum”. Il frappa si violemment du poing sur la table qu’elle tomba en miettes, puis il asséna un coup de poing à son interlocuteur, qui tomba à terre : “Que veulent-ils ? On leur a donné du pain et du sucre, alors qu’avant mon arrivée au pouvoir ils étaient presque réduits à la mendicité. On a lancé des projets de développement, on a créé des dizaines de postes, construit des théâtres et restauré le cinéma. Quant à ceux qui n’avaient jamais vu de viande de leur vie, si ce n’est celle qui pend dans les boucheries, ils en mangent maintenant trois fois par jour, nous leur avons fourni la possibilité de vivre heureux, grâce à l’organisation d’une loterie nous avons même enrichi des dizaines d’entre eux qui en étaient réduits auparavant à mendier une bouchée de pain pour ne pas mourir de faim […].” À l’occasion de son communiqué mensuel, il annonça avec franchise que la révolution punirait avec une poigne de fer quiconque menacerait les acquis de la nation. Son discours apparut comme la première page d’un nouveau testament de l’oppression, et le lendemain des dizaines de gens moururent, car il avait autorisé que l’on utilise les armes à feu pour réprimer ces “manifestations démagogiques”, comme les décrivait un communiqué présidentiel.

Comme ils exigeaient la liberté, il promulgua un décret mettant sur pied une commission censée rédiger un projet de Constitution permanente pour le pays, et un autre décret constituant le “Parti de la nation”, le seul parti autorisé dans le pays, rassemblant tous les enfants de la nation, toutes sensibilités politiques confondues, à la place du multipartisme qui avait installé les dissensions des citoyens [16]. »

On a l’impression que tout se trouve concentré dans ce passage : le point de départ de la révolte, en l’occurrence l’université — en janvier 2011, un début de manifestation a été lancé par des étudiants en médecine de l’université de Khartoum —, les mesures censées adoucir les revendications et enfin la répression brutale permettant d’aller encore plus loin dans l’instauration d’une dictature.

Comprendre les exigences du peuple

Ailleurs, l’auteur met bien en évidence l’évolution des revendications des manifestants, mais aussi la manière dont le président et ses hommes se montrent incapables de voir la réalité ou du moins de l’admettre :

« Le président fut réveillé par le grondement d’une manifestation houleuse qui traversait le pays. Il se réveilla, perturbé, et débarrassa ses oreilles de ses illusions, avant de les tendre vers la manifestation pour ne plus se laisser bercer par les mensonges des agents de la Sureté. Il était surpris car les manifestants n’exigeaient pas du pain, mais sa démission, ils n’exigeaient pas du sucre, bien que son prix avait augmenté, mais sa tête à lui. Leur discours était très clair, si bien qu’il dut tâter sa grosse tête sur ses oreilles pour s’assurer qu’elle était encore là.

Ils exigeaient la liberté, et bien qu’il ne vit pas directement la manifestation, il en entendit le grondement qui ébranlait la nation tout entière. Malgré cela, les rapports de la Sureté disaient tout autre chose : “C’était une manifestation minuscule, Monsieur le Président, dirigée par quelques étudiants qui seront bientôt arrêtés, ils ont enrôlé quelques bougres sans abri. Mais la manifestation n’a pas réussi à attirer un seul citoyen, Monsieur le Président, les citoyens ne lui ont apporté aucun soutien, au contraire ils leur laissaient le passage et fuyaient avec leurs voitures de peur qu’ils ne leur lancent des pierres [17]”. »

Surtout, il souligne le changement des motivations des manifestants, qui ne descendent plus dans la rue pour exiger du pain, mais sa démission. Mais le comble est atteint avec la description surréaliste de la manière dont s’achève le cortège des manifestants, allégorie du contrôle total, quasi hypnotique du dictateur — ou alors du désespoir de son peuple :

« Il apprit qu’une imposante manifestation avait parcouru la rue de la République le dimanche 17 septembre pour exiger le retour des libertés de base et la fin de la tyrannie des sociétés commerciales. Bien que la manifestation ait commencé à midi, il était évident qu’elle ne rencontrait aucune opposition depuis qu’elle était partie de l’université de Khartoum et qu’elle avait englobé de nombreux citoyens sur son passage. Bien que ses rangs avaient rapidement grossi — à tel point que l’on aurait dit que tout le pays y était — elle ne rencontra aucune opposition, pourtant elle ressemblait maintenant à un cyclone et elle détruisait sur son passage les Land cruisers rutilantes des membres du conseil d’administration de la société anonyme nationale multifonctionnelle des transactions.

Personne ne s’y opposa donc, au contraire les rues se vidaient sur son passage et les feux de signalisation passaient au vert, mais lorsque la nuit commençait à tomber la foule commença à se disloquer, comme si une force inconnue avait le pouvoir de la contrôler à distance.

Les étudiants et les citoyens, exténués, marchaient machinalement, comme s’ils avaient été hypnotisés, personne ne soufflait un mot et l’on n’entendait plus que les pleurs des enfants qui avaient perdu leurs parents. Il était devenu évident que la marche avait perdu son caractère improvisé initial et qu’elle était désormais encadrée par les instructions des feux de signalisation qui déterminaient son parcours.

Soudain, le dernier feu de signalisation de la rue du Nil passa au vert, et tous entendirent le grondement du Nil Bleu, très agité et même sur le point d’emporter ses deux rives, car c’était la saison de la crue.

Sans la moindre hésitation, le cortège exténué se dirigea soudain vers le Nil Bleu et s’y précipita, on entendit un bref instant les cris des enfants emportés par les eaux déchainées, puis un silence macabre enveloppa les lieux [18]. »

Le tyran finira par se retirer dans son village natal, hanté par les images des atrocités de son règne, emporté par un tourbillon d’images surréalistes.

Les manifestations apparaissent ailleurs dans l’œuvre d’Ahmad Al-Malik, parfois de manière assez cocasse, notamment dans sa nouvelle « Sabiyyun min aqsâ al-janûb » (« Un jeune homme de l’extrême Sud »), dans laquelle un demandeur d’asile soudanais fraichement arrivé aux Pays-Bas décrit la vie dans son pays d’origine à Tania, une jeune Néerlandaise. Il évoque notamment les manifestations qui ont suivi la chute du régime de Nimeiri, en 1985, quatre jours avant le coup d’État d’Omar Al-Bashir, le président actuel du Soudan :

« Lorsque le gouvernement est tombé, à la suite d’une révolte populaire, les gens se sont mis à sortir tous les jours dans la rue pour manifester, comme pour se libérer d’une longue frustration. Les manifestants exigeaient des hausses de salaire, d’autres que l’on poursuive les symboles du pouvoir déchu, d’autres encore voulaient juste s’amuser, des écoliers sortaient au moment de la pause du déjeuner pour aller boire du thé et l’un d’entre eux s’écriait subitement : “Je n’ai pas envie de retourner en classe aujourd’hui, je préfère aller voir ma copine au jardin public.” Alors il élevait la voix : “À bas le gouvernement !”, puis il sortait dans la rue, suivi de quelques étudiants, ensuite la foule grossissait et cela devenait une véritable manifestation, tandis que l’étudiant qui en était à l’origine était déjà au parc, en train de savourer des jujubes secs avec sa copine.

Pour ma part, je restais souvent assis à m’ennuyer devant l’école, espérant que l’une ou l’autre manifestation passe par là [19]. »

Même si le narrateur explique ensuite comment la manifestation qu’il avait ralliée fut rapidement réprimée par les forces de l’ordre, il souligne tout de même les courts épisodes démocratiques qu’a connus ça et là le monde arabe, et le bonheur de jouir simplement du droit de manifester, fût-ce pour des motifs futiles…

Ainsi, malgré les problèmes de censure, une institution bien ancrée dans le monde arabe, plusieurs auteurs sont donc parvenus ces dernières années à critiquer la situation politique dans leurs pays respectifs, en Égypte, en Tunisie, mais aussi ailleurs, au Soudan par exemple, notamment en envisageant des manifestations de masse et même la chute du pouvoir en place. Certains scénarios décrivent un sursaut de révolte du peuple vite réprimé, tandis que d’autres, en particulier les textes les plus récents, offrent au lecteur une fin ouverte : la suite de l’histoire doit encore être écrite. Certains d’entre eux, en exil, ont publié leurs textes dans un pays tiers, une manière courante de contourner le problème de la censure. Curieusement, quelques auteurs égyptiens sont parvenus à publier leurs textes au Caire, malgré le réalisme de leurs critiques. Gageons que dans les mois et les années à venir, bien d’autres auteurs se pencheront sur les « évènements » comme on les appelle souvent dans la presse arabe, et que les œuvres de certains d’entre eux deviendront, pourquoi pas, de nouveaux repères dans l’histoire de la littérature arabe contemporaine.

Le 17 mars 2011

[1Auteur prolixe et engagé, dont une petite dizaine de romans ont été traduits en français, le dernier étant Turbans et chapeaux, Actes sud, 2011.

[2Romancier d’une quarantaine d’années, auteur notamment de Sihr aswad (« Magie noire »), Le Caire, 2005, non traduit en français.

[3Auteur de deux romans, dont le premier fut un véritable succès : Taxi, Actes sud, 2009.

[4Pour la récitation et sa traduction, voir http://arabpress.typepad.com/arab_press/.

[6Paru en français : À l’est de la Méditerranée, Sindbad, 1999.

[7L’immeuble Yacoubian, Actes sud, 2006.

[8Dans le recueil Arkhas layâlî (« La nuit la moins chère »), Le Caire, Dar Misr, 1954, non traduit en français.

[9Paru en français : Le mont des chèvres, Actes Sud, 1999.

[10Voir notamment l’article d’Abderahman Al-Rashed dans le quotidien Asharq al-awsat du 31 janvier 2011. Un extrait du livre a également été traduit dans le journal francophone égyptien Al-Ahram Hebdo : http://hebdo.ahram.org.eg/arab/ahram/2011/2/2/litt0.htm.

[12Pour un compte rendu de ce livre, voir notamment le site du journal Al-Doustour : http://dostor.org/culture/news/11/february/17/36440.

[13Le texte arabe et sa traduction française, Un regard plein de désir, ont été publiés par Key Publishers, à Toronto, respectivement en 2008 et en 2009.

[14Yagoub Adam Saed AL-Nour, Un regard plein de désir, Toronto, p. 26.

[15Paru à Beyrouth en 2003. Le roman a été publié en français en 2007 sous le titre de Safa ou la saison des pluies, chez Actes Sud.

[16Ahmad Al-Malik, Safa ou la saison des pluies, Actes sud, 2007, p. 52.

[17Ahmad Al-Malik, Safa ou la saison des pluies, Actes sud, 2007, p. 162.

[18Ahmad Al-Malik, Safa ou la saison des pluies, p. 273.

[19Ahmad Al-Malik, « Sabiyyun min aqsâ al-janûb », nouvelle tirée du recueil Nûra dhât al-dafâ’ir (« Nora aux cheveux tressés »), Le Caire, Dâr ‘Azza, 2006, p. 153.

Parmi les articles de X. Luffin dans La Rrevue nouvelle

  • « Une littérature arabe à Bruxelles ? », janvier 2011.
  • « Un traducteur au pays des poètes », février 2010.
  • « Lettres saoudiennes : une littérature en devenir, » janvier 2009.
  • « Lettres soudanaises : des écrivains face au destin de leurs pays, » janvier 2008.