D’un intérêt national mal assumé à un intérêt européen à réinventer

Lechat Benoît
Europe, Allemagne.

Rarement une campagne électorale allemande aura autant retenu l’attention des médias européens. N’était-on pas en droit d’espérer un infléchissement de la politique européenne menée par le gouvernement d’Angela Merkel ? Mais, en réalité, l’espoir était sans illusion depuis plusieurs mois, tant il paraissait écrit dans les astres que plutôt que de rupture, c’est à une complète continuité de la politique allemande à l’égard de l’Union européenne qu’il fallait s’attendre. Comment comprendre le manque d’ambition européen de l’équipe d’Angela Merkel ? Et quelles leçons peut-on en tirer provisoirement pour l’avenir de l’Europe ? La première d’entre elles pourrait être une invitation à poursuivre un intérêt général européen non nécessairement synonyme de l’intérêt national, du moins à court terme.