Créer du commun. L’avenir des cours philosophiques en Belgique

Pierre-Etienne Vandamme
école, philosophie.

Le refrain est connu : les pouvoirs publics belges sont contraints par le fameux article 24 de la Constitution garantissant la liberté d’enseignement d’offrir des cours de religion ou de morale non confessionnelle jusqu’au terme de la scolarité obligatoire. Ces cours, cependant, sont critiqués de (presque) toutes parts en raison notamment de leur caractère non neutre (leurs enseignants sont soustraits à l’exigence de neutralité qui s’applique aux autres) ; du fait qu’ils séparent les élèves en fonction des convictions de leurs parents ; du caractère discriminatoire d’une situation dans laquelle certains élèves sont forcés de suivre un cours qui est en opposition à leurs convictions — soit parce qu’ils appartiennent à un groupe religieux non reconnu, soit parce qu’ils sont agnostiques ; sans compter l’obligation, contraire aux droits de l’homme, de révéler ses convictions religieuses. Quelle est dès lors la marge de manœuvre des autorités publiques pour remédier à ces problèmes, et quelle serait la voie la plus souhaitable à suivre ?