Cours, camarade, le nouveau monde est derrière toi

Francq Bernard

En janvier 1995, La Revue nouvelle avait publié un numéro consacré au Parti socialiste. J’y avais écrit un article qui se terminait par un appel à « refaire la gauche » en espérant que « les camarades laissent derrière eux l’ancien monde » ! Je précisais aussi que plus qu’une course, on était plutôt en présence d’une marche lente au vu des différentes contributions qui constituaient le numéro. J’ai choisi un titre un peu moqueur - le monde est nouveau, mais tout laisse croire que le P.S. lui tourne le dos - même si les évènements, certains ont parlé de séisme avec la démission de Van Cauwenberghe, sont assez catastrophiques pour un parti qui voulait se donner une nouvelle image de marque. Quelle image ? Ou mieux, qu’est-ce qu’il y a devant la façade rénovée du siège du boulevard de l’Empereur ? Est-ce que nous assistons à quelque chose de nouveau ? Quelle est la portée des efforts faits par la direction du parti pour assurer une modernisation entamée avec la présidence de Guy Spitaels, socialiste du possible comme le nommait un des idéologues « nouvelle marque » du P.S. en 1985 ? Reprenons en trois moments. D’abord, la façade. Ensuite, la modernisation. Enfin, le nouveau monde à l’envers.