Conférence mondiale contre le racisme. Durban, au bonheur d’un (très) Moyen-Orient

Pascal Fenaux

La conférence du Durban risque de rester dans les mémoires pour avoir compliqué plus encore, comme s’il en était besoin, la recherche d’une solution pacifique et durable au conflit qui oppose depuis plus d’un siècle le mouvement sioniste et l’État d’Israël au mouvement national palestinien. Minée d’emblée par une forte hostilité israélienne et des initiatives diplomatiques arabes démagogiques et irresponsables, la Conférence mondiale contre le racisme (CMCR), s’éloignant de son objet principal, s’est transformée en un tribunal international condamnant le sionisme, qualifié d’idéologie "raciste". En outre, en ne parvenant qu’in extremis à éviter l’assimilation révisionniste des politiques discriminatoires israéliennes à des "actes d’holocauste" et de "génocide", certains États participants et nombre d’ONG ont jeté l’ombre du soupçon sur ceux qui caressent le rêve d’une solution au conflit fondée sur l’égalité et la réciprocité entre Israël et la Palestine.