Chronique de crise (4) : de Copenhague à Bruxelles

André Jakkals

Le sommet climatique de Copenhague a donc été un échec. Tout l’enjeu pour l’Europe est désormais de contribuer à relancer une dynamique de négociation dont elle a été en partie exclue par les États-Unis et la Chine. Elle peut y parvenir en renforçant ses propres objectifs de réduction des gaz à effet de serre. Mais les Européens en sont-ils capables ? La réponse à cette question dépend autant du courage des politiques que de la capacité des sociétés européennes à accepter les rapides changements de mode de vie qu’un tel renforcement nécessitera. Elle dépend peut-être aussi voire surtout de ce que les politiques présument de la capacité de changement des citoyens.