Chili. Chronique d’une défaite et d’une victoire annoncées

François Reman

La victoire de Sebastián Piñera, candidat de la droite aux élections présidentielles chiliennes, a certainement étonné plus d’un observateur, mais elle a sans doute moins surpris ceux qui scrutent de plus près la vie politique chilienne depuis la fin de la dictature et qui ne sont pas tombés dans les travers optimistes parfois trop prévisibles à la vue de la popularité phénoménale de celle qui est encore présidente jusqu’au 11 mars prochain. Car il est évidemment paradoxal de voir Michelle Bachelet, dont le taux de popularité est de plus de 80%, terminer son mandat par la défaite de la coalition à laquelle elle appartient.