CD&V (Parti chrétien-démocrate flamand)

• le 23 décembre 2015
Belgique (België), partis politiques, Communautaire, Catholique (parti), Social-chrétien, CD&V, CDH, N-VA, Flandre (Vlaanderen), Confédéralisme (Belgique), Yves Leterme, Stefaan De Clerck, Wouter Beke.

Christen-Democratisch en Vlaams (2001-)

En 2001, suite à son revers électoral de 1999 et son renvoi dans l’opposition (une première en 40 ans), le CVP change de nom et de structures pour devenir le CD&V (Christen-Democratisch en Vlaams).

Sous la houlette du député courtraisien Stefaan De Clerck et ensuite du jeune Wouter Beke, le CD&V se définit désormais comme un parti explicitement flamand et fédéraliste radical (voire confédéraliste), tandis que, sur le clivage socio-économique, il devient clairement un parti de centre-droit et non plus centriste.

Ce reprofilage idéologique et électoral a pour conséquence de relâcher les rapports avec le PSC francophone. D’une part, bien que dans l’opposition et contre l’avis du CD&V, le PSC vote en 2001 la cinquième Réforme de l’État : Accord du Lambermont et Accord du Lombard portant sur le refinancement des Communautés et la dévolution de nouvelles compétences aux Régions. Cette distanciation devient définitive lorsqu’en 2002, le PSC se transforme en CDH et, contrairement au CD&V, se profile comme parti de centre-gauche, abandonne la référence chrétienne et, surtout, se prononce pour un « stop » dans les réformes institutionnelles.

En 2004, le CD&V conclut un accord de cartel (surnommé le Valentijnskartel) avec le petit parti nationaliste flamand N-VA et, lors des élections fédérales du 10.06.2007, remporte une victoire écrasante. Mais il s’agit d’une victoire à la Pyrrhus, le cartel CD&V/N-VA explosant durant les interminables négociations gouvernementales menées avec les partis francophones. La N-VA reprend son indépendance pour ensuite faire mordre la poussière au CD&V lors des élections fédérales du 13.06.2010.