Birmanie. La politique extérieure belge à l’épreuve de la cohérence

Gaëtan Vanloqueren

Birmanie 1990 : deux ans après avoir réprimé, dans le sang, les manifestations pacifique du peuple birman aspirant à la démocratie, semblables aux événements de TienAnMen en Chine, la junte militaire birmane organise puis annule des élections législatives largement remportées par la LND (la Ligue nationale pour la démocratie). Depuis lors, six-cent-mille travailleurs forcés deux-mille-cinq-cents prisonniers politiques et tout un peuple réprimé attestent que la Birmanie est un concentré des violations des droits de l’homme. Ils appellent la communauté internationale à les soutenir par des sanctions commerciales. Belgique, 1999 : Louis Michel, nouveau ministre des Affaires étrangères, annonce une politique extérieure fondée prioritairement sur le respects et la promotion des droits de l’homme dans le monde. Autriche, Pinochet : la politique extérieure belge prend un nouveau tournant. Résistera-t-elle au test de la cohérence vis-à-vis de la situation en Birmanie et de la nouvelle résolution de l’Organisation internationale du travail relative au travail forcé dans ce pays ?