Bénévoles, volontaires, militants... et les autres

Joëlle Kwaschin

Pourquoi ne sommes-nous pas capables de penser des projets concrets et alternatifs, se demande Miguel Benasayag dans son dernier livre Connaitre c’est agir. Paysages et situations ? Parce que nous ne trouvons pas le dispositif de perception de la réalité qui nous permettrait de dépasser l’impuissance pour agir. Entre le zoom du point de vue de l’individu et le grand-angle de l’universel abstrait, quelle est la bonne distance ? Comment ne pas se perdre dans une centralité massive ni dans la dispersion d’actes individuels ? Miguel Benasayag pose comme hypothèse centrale que la connaissance est un agir, elle est un premier pas vers une liberté qui assume la complexité. La focale entre le point de vue de nulle part et une petite partie de ce point de vue est ce qu’il appelle le « paysage », c’est-à-dire une unité de perception et d’agir qui permet d’assumer une pensée de la complexité. Le paysage est une condition de possibilité pour que le sujet advienne.