Banque mondiale : le parfait ennemi à abattre ?

Pierre Coopman

La promotion de la paysannerie, la responsabilisation de l’État et la remise en cause radicale des politiques néolibérales promues par les institutions de Bretton Woods (incluant le groupe de la Banque mondiale) expriment trois fondamentaux d’une pensée actuellement véhiculée par une frange importante des organisations non gouvernementales (ONG) et du mouvement altermondialiste. Mais quelle attitude adopter lorsque la Banque mondiale « change » (une fois de plus) et émet sur la bonne longueur d’onde ? Faut-il se cabrer, jeter le bébé avec l’eau du bain ou, pour continuer dans le registre du proverbe, vouloir tout avoir, le beurre et l’argent du beurre, la victoire de l’altermondialisme et la défaite par KO des institutions qui ont porté le projet néolibéral ?