Avignon, entre les images et les mots

Joëlle Kwaschin

L’édition 2005 du Festival d’Avignon s’inscrit dans le droit fil de la précédente : comment donner sens à un monde marqué par les guerres, le terrorisme, les violences de toutes sortes, y compris privées ? Cette année, Hortense Archambault et Vincent Baudriller, les deux directeurs, avaient choisi d’associer le chorégraphe, metteur en scène et plasticien flamand Jan Fabre. Ses coups de cœur artistiques ont largement inspiré la programmation du In, dédiée aux « poètes de la scène », qui a privilégié le croisement des formes, vidéo, danse, théâtre, performance, arts plastiques. En dépit d’un taux de fréquentation très satisfaisant, la polémique et la contestation ont fait rage dans la presse et le public.