Anthropologie versus droits de l’homme : une opposition qui trompe

Marie-Claire Foblets

L’immigration arabo-musulmane en Europe constitue un cas de figure particulièrement important et suggestif des tâches qui restent à accomplir, au travers d’une collaboration entre juristes et anthropologues, en vue de parvenir à une jurisprudence adaptée à la complexité de la nouvelle réalité culturelle du continent. Les différents types de conflits de droit qui apparaissent aujourd’hui devant les tribunaux doivent nous persuader que la culture est une réalité qui se conjugue résolument au pluriel et qui, de cette façon seulement, rencontre le contenu concret de ce que nous appelons les droits de l’homme.