Afghanistan. La réconciliation n’est pas au rendez-vous du retrait des troupes de la coalition

Serge Bailly

La mort de Ben Laden dans sa villa d’Abottabad au Pakistan, début mai, ouvre de nouvelles perspectives en Afghanistan. Les spéculations vont bon train. Les Américains, se rendant compte des limites d’un règlement purement militaire du conflit afghan, semblent vouloir négocier avec les talibans, préférant aujourd’hui une option qui associerait les moins fanatiques à entrer dans le jeu de la configuration politique d’après 2014. Hypothèse fragile pour certains, boite de Pandore pour d’autres, les lignes semblent bouger à Kaboul et dans les provinces afghanes. Rien de tel que d’aller voir sur place comment se vit cette transition dans une ville en proie à une recrudescence de psychose.