2010 : un printemps pour les « petits partis » ? (4)

Paul Wynants

À la surprise des observateurs, un nouvel enjeu émerge au début de la campagne électorale, assez terne, qui précède le scrutin du 13 juin 2010 : l’accès des partis alternatifs aux médias et à la représentation parlementaire. Contrairement aux apparences, ce débat n’est pas neuf. Dès 2002-2003, il s’est tenu au Parlement et devant la Cour d’arbitrage, lorsqu’il s’est agi de subordonner la dévolution des sièges, dans les circonscriptions (Chambre) et les collèges électoraux (Sénat), au franchissement d’un seuil de 5% des voix. À plusieurs reprises, il a rebondi par la suite, quand les conditions requises pour une représentation des formations politiques dans les assemblées ont été évoquées à d’autres niveaux de pouvoir. En 2010, toutefois, le dossier franchit le seuil de politisation : il a atteint le stade à partir duquel il donne lieu à une mobilisation des acteurs de la vie publique, des médias et de certains segments de l’opinion.
Comment expliquer pareil phénomène ?

Les trois premières parties de cet article sont parues dans les numéros précédents (novembre, décembre 2010 et janvier 2011).